Quitter le jardin d’Eden (…)

Dieu après l’épisode bien connu d’Eve croquant la pomme chassa l’homme et la femme du jardin d’Eden car ayant goûté de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ils étaient devenus mortels. Il faut donc bien appréhender qu’il s’agit plutôt non d’une réelle punition mais de la manifestation d’un principe : ce lieu implique l’existence d’un état-tiers, non duel hors avoir connaissance de la dualité c’est comme cesser de respirer pour inspirer et expirer, cesser d’Etre pour embrasser un mouvement de conscience et d’inconscience.

Il mit donc précise t-il de l’inimitié entre la femme et le serpent : «  tu la mordras au talon et elle t’écrasera la tête (…)  » – Il condamna l’homme à de durs labeurs sur terre et la femme quant à elle enfanterait dans la douleur. (Cette notion se retrouve dans l’idée du rapport énergie et matière – la femme est symboliquement associée à l’énergie et l’homme à la matière – il faut beaucoup d’énergie pour créer de la matière alors qu’à l’inverse d’après le fameux E=MC2 il ne faut que peu de matière pour engendrer une énergie colossale.)

Il décida aussi de cacher l’arbre de vie gardé par les deux chérubins et leur épée enflammée car si d’aventure l’homme en goutait à nouveau il deviendrait immortel et semblable à un Dieu.

Bien entendu en dehors de l’aspect symbolique de ce texte, ce que nous pouvons chercher en tant que « quêteurs » c’est à extraire les données, fruits capable de nourrir notre flamme.

Symboliquement comme nous l’avons évoqué plus haut, dans l’inconscient collectif la femme est associée à l’énergie, l’homme à la matière et le serpent aux ondes et par son venin à l’aspect mortel, cyclique et temporel.

Bien entendu ces éléments extraient le sont par votre esprit terrestre et son langage symbolique, vous faites oeuvre d’esprit et d’intelligence. Votre corps quant à lui ressent des principes similaires et les expérimentent en les traduisant non par la création d’images symboliques mais la production d’hormones et de réactions physiologiques. Ils traduisent pourtant tous les deux un principe similaire et en font l’analyse ou expérience. La forme seule est différente.

Si je prononce le mot « amour » des tas d’images affectueuses vont vous venir à l’esprit tandis que votre cœur va se serrer, peut-être d’ailleurs que des souvenirs vont tout à la fois vous venir à l’esprit et votre cœur se serrer. On touchera là à l’essence de l’âme. La synchronisation voir les synchronicités mais nous évoquerons cette fusion plus tard (…)

Revenons à cette histoire.

Ainsi, l’inimitié mise entre la femme et le serpent existe bien de ce point de vue. Quand l’énergie est élevée la longueur d’onde est très courte alors qu’à l’inverse une grande longueur d’onde est signe d’une très faible énergie. Cependant, le niveau d’énergie n’étant jamais nul et bien c’est ainsi que chaque matin nous nous éveillons. Je fais une référence ici au mythe de la « barque de Rê » qui parvient chaque nuit à battre le serpent Apophis tandis que conjointement nos ondes cérébrales s’allongent durant notre sommeil entrainant une plus basse fréquence. Elles ne sont pas heureusement pour nous totalement victorieuses et le matin l’énergie et la conscience redeviennent suffisamment supérieures à ce qu’elles sont durant le sommeil pour créer notre réalité.

Si elle ne l’était pas alors tout resterait plongé dans le chaos car alors un objet occuperait toutes les positions à la fois au point de ne plus exister. Plus rien ne pourrait se manifester et ainsi, donner de la cohérence et de l’ordre. Nous resterions à tout jamais dans le néant. Notre âme cesserait de se manifester. Plus rien ne prendrait forme mais demeurerait une potentialité.

La connaissance n’est pas mauvaise. Il s’agit de distinguer connaissance du bien et du mal c’est à dire de la nature cyclique, de celle de la maitrise des lois, principes et de l’information qui revêt un état multiforme. Ainsi, Dieu donne du sens quand il leur dit qu’en goutant de cet arbre ils deviendront mortels. Ils le deviendraient parce que toute connaissance des cycles, toute perception inconsciente des ondes peut générer une connaissance de cette dualité qui donne l’illusion du mouvement et par extension de notre mortalité et de nos cycles de veille/sommeil pour ne citer que ceux-là.

Cette conception peut-être remise en cause à l’aide de la connaissance juste.

Là aussi si le serpent, l’onde transmet la connaissance du bien et du mal, telle la vision que les gens projettent que ce soit dans le mythe du baton de Moïse, du caducée, elle apporte aussi la connaissance juste (l’information pure) qui délivre de l’illusion qu’est Maya et que les grands bouddhas incarnent quelquefois.

Le fameux baton de Moise : « il fit un serpent d’airain et le mis sur une perche ; quiconque était mordu par un serpent et le regardait était guérit« .

Il y a l’idée que la connaissance du bien et du mal peut-être guérie par le fait d’en faire de nouveau l’expérience, par l’idée que quand on a expérimenté la dualité il faut y être à nouveau confronté pour passer dans un état de conscience différent. Le fait que deux ondes en sens inverse peuvent donner « une opposition de phase » qui est donc un état hors du temps puisqu’une onde annule symboliquement l’autre et donc guérit de ce qui rend « mortel » pour transcender ce mouvement et Etre.

Ainsi, nous sommes en quête de l’arbre de vie qui pourrait nous guérir. Mais n’y a t-il pas un peu des flammes dans cette idée ?

Comme un symbolisme récurrent il est évoqué chez les flammes l’idée d’une séparation originelle qu’elles doivent de nouveau expérimenter mais pourquoi ? Pourquoi ne pas jouir des retrouvailles et ne plus se quitter ?

Quelque chose nous dit que cela est en nous car le corps humain reproduit une architecture semblable à celle de l’univers. Alors l’expérience est aussi mentale et physique car tout ce qui est … est et le reste n’est qu’une illusion de la forme, une langue, un degré de conscience.

L’information prend de multiples formes et visages mais les principes demeurent et sont simplement manifestés parfois composés d’éléments différents mais l’architecture est similaire ainsi que le fonctionnement.

Cet élément est important à assimiler pour tout quêteur qui cherche le sens. Ce sens n’existe pas au-delà de soi. Chacun marche et trouve ce qu’il doit trouver et un même texte ne se révélera pas à deux êtres de la même façon car ce qui nourrit l’un ne nourrit pas l’autre et nous est révélé ce que nous cherchons. Voilà pourquoi chacun laisse des traces non pour lui mais pour les autres. Comment un homme qui cherche une chaussure la trouverait-il si un autre ne l’avait abandonné sur un banc ?

Ainsi les flammes par la séparation connaissent la dualité et sont chassés de l’Eden comme si elles n’étaient plus. Du moins elles ne perçoivent plus leur âme que dans sa forme duelle comme tout les êtres terrestres et ce mouvement de Yin et Yang mais alors qu’est-ce que cette expérience de flammes ?

Serait-ce goûter une seconde fois de l’arbre de vie ?

Notre connaissance nous ait apporté par les ondes que nos sens perçoivent et traduisent plus ou moins consciemment. Comme nous ne pouvons traiter que les rayonnements visibles, émis alors nous ne voyons pas les racines symboliques de l’arbre, celles qui nourrissent mais nous avons une connaissance inconsciente symboliquement « au travers du cœur » qui bat.

Nous regardons un objet rouge pourtant de longueur d’onde très grande et de basse fréquence qui devrait nous endormir mais au contraire notre cœur se rythme non sur ce rayonnement illusoire rouge et projeté mais l’essence de ce que l’objet traduit le bleu qu’il absorbe et nous voilà excitée comme une puce !! En somme, on ne ressent bien qu’avec le cœur (…)

Les flammes qui ont activé potentiellement un nouveau mécanisme de conscience doivent prendre conscience de cette dualité qui forme la nature tout à la fois incarnée et désincarnée.

Cette arbre de vie se tient caché en nous derrière les deux chérubins qui en garde l’entrée comme les deux yeux que l’on pose sur le monde, ce regard qui anime, sépare et met en mouvement mais aussi au niveau du cœur qui bat.

Revivre une séparation originelle ne serait-ce pas goûter une seconde fois de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ?

Que chaque flamme  y trouve à se nourrir.

(…)

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